Le parquet près le Tribunal de première instance de Guéckédou a décidé de passer à l’action face aux retards constatés dans la réalisation de plusieurs infrastructures routières exécutées par la société GUICOPRES SA. Le procureur de la République, Patrice Koma Koïvogui, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur la gestion de ces travaux.
Dans une réquisition adressée le 30 juillet 2026 au commandant de la Brigade de recherches de Guéckédou, le magistrat relève que la lenteur observée dans l’exécution des chantiers suscite de vives préoccupations parmi les populations. Selon lui, cette situation est susceptible de compromettre la sécurité des usagers de la route, de perturber le fonctionnement normal des services publics et de freiner les activités économiques de la préfecture.
Les enquêteurs sont chargés d’identifier les causes exactes des retards, d’évaluer le niveau réel d’avancement des travaux et de déterminer les responsabilités des différents intervenants. Les investigations porteront aussi bien sur l’entreprise GUICOPRES SA que sur ses représentants, les structures techniques chargées du contrôle des chantiers et toute autre personne impliquée dans la gestion du marché.
Le parquet a en outre demandé un examen approfondi des contrats, des dossiers administratifs et des documents financiers liés au projet. L’objectif est de vérifier si les décaissements effectués correspondent effectivement aux travaux réalisés sur le terrain. Les responsables concernés devront être entendus, tandis que les enquêteurs rechercheront d’éventuelles infractions telles que la corruption, le détournement de deniers publics, le favoritisme, la concussion, le faux et usage de faux ou encore l’escroquerie.
Afin de faciliter les investigations, les directions préfectorales des Travaux publics et des Mines ont reçu l’ordre de mettre à la disposition des enquêteurs tous les documents techniques et administratifs nécessaires.
Le procureur de la République a fixé un délai de quatorze jours pour la remise d’un rapport circonstancié, accompagné des procès-verbaux et des pièces justificatives. Les conclusions de cette enquête pourraient ouvrir la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires contre les personnes qui seraient mises en cause.
Gilbert Soro Conakryweb.com