Après deux mois de fermeture obligatoire, les eaux guinéennes s’ouvrent à nouveau aux chalutiers et navires de grande taille. Ce mardi 1er septembre 2026 à zéro heure TU, le repos biologique a officiellement pris fin, marquant le coup d’envoi de la reprise des activités de pêche industrielle et semi-industrielle jusqu’à la limite des 60 milles marins.
Un bouclier essentiel pour la faune marine
Instaurée du 1er juillet au 31 août, cette pause annuelle correspond à la période critique de reproduction des principales espèces de poissons. En suspendant temporairement l’exploitation intensive, l’État guinéen cherche à prévenir la surexploitation et à garantir la régénération des stocks halieutiques.
Pendant ces 60 jours, le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime a intensifié sa présence en mer. Les services de surveillance et de contrôle ont mutualisé leurs moyens pour traquer la pêche illégale et faire respecter scrupuleusement l’interdiction de navire dans la zone protégée.
Marchés locaux: l’impact de la fermeture atténué
Pour éviter toute pénurie et contenir l’envolée des prix sur les étals, le gouvernement a anticipé la suspension des activités. L’exonération des droits et taxes sur l’importation de 15 000 tonnes de produits halieutiques a permis d’assurer un ravitaillement continu des ménages tout au long de l’été, préservant ainsi le pouvoir d’achat des citoyens.
Dans sa prise de parole, le ministère s’est félicité de la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, et des actions coordonnées par le Premier ministre Amadou Oury Bah pour concilier souveraineté alimentaire et développement de l’économie bleue.
Une reprise sous haute surveillance
Alors que les équipages reprennent le large, le gouvernement appelle l’ensemble de la filière — armateurs, pêcheurs et mareyeurs — au strict respect des réglementations sectorielles et du Plan d’aménagement 2026.
Des campagnes d’évaluation scientifique des stocks marins seront prochainement menées pour mesurer concrètement l’impact écologique de cette fermeture estivale. Ces résultats guideront les futures décisions stratégiques de gestion de l’espace maritime guinéen.
Barry Aliou pour Conakryweb.com