Au lendemain de la mesure de grâce présidentielle bénéficiant à 217 citoyens guinéens, la classe politique continue de réagir. Dans une déclaration officielle rendue publique ce week-end, le président du Front Guinéen pour le Développement et la Démocratie (FRONDEG), Abdoulaye Yéro Baldé, s’est réjoui de cette décision, y voyant un signal positif dans un paysage politique marqué par de vives tensions.
Parmi les bénéficiaires de cette mesure d’élargissement figure l’homme politique Mamadou Aliou Bah, libéré après près de deux années de détention. Une décision que le leader du FRONDEG qualifie d’opportunité pour « apaiser les tensions » et « restaurer la confiance » entre les acteurs sociopolitiques de la Nation.
Pour l’ancien ministre Abdoulaye Yéro Baldé, cette remise en liberté dépasse le seul cadre partisan. «Dans la vie d’une Nation, il y a des moments où les responsabilités commandent de regarder au-delà des appartenances politiques et de reconnaître les décisions qui peuvent contribuer à apaiser les tensions », a-t-il souligné, exprimant avant tout son soulagement pour le citoyen et les proches d’Aliou Bah.
Alors que le pays traverse une phase délicate caractérisée par une fragilité du dialogue institutionnel, le président du FRONDEG estime que ce type d’initiative intervient à un moment charnière : « C’est précisément dans ces moments que les gestes d’ouverture prennent tout leur sens. »
Abdoulaye Yéro Baldé espère désormais que cette grâce ne restera pas un acte isolé, mais qu’elle amorcera une véritable décrispation du climat politique national.
«Je souhaite que cette décision puisse être le début d’une dynamique plus large d’apaisement, de dialogue et de confiance. La Guinée a besoin de moins de tensions et davantage de sérénité pour permettre à chacun de contribuer à la construction de notre destin commun », plaide le patron du FRONDEG.
En conclusion de son message, le leader politique a rappelé les fondements sur lesquels doit s’appuyer l’avenir institutionnel de la Guinée. Selon lui, la République doit demeurer un espace de pluralisme où « les désaccords existent », sans pour autant compromettre les piliers essentiels que sont la paix, la justice, la dignité et l’intérêt supérieur de la patrie.
Un appel au rassemblement et à la sérénité qui résonne avec force dans l’actualité politique guinéenne.
Mamadou Aliou Barry