À Boké, l’histoire de dame Fatoumata Barry ne laisse personne indifférent. Mère de famille, elle se retrouve aujourd’hui sans domicile, contrainte de vivre chez des voisins avec ses enfants après avoir été expulsée de la concession où elle avait construit une partie de sa vie avec son défunt mari.
Selon des informations rapportées par LEDJELY.COM, cette affaire, devenue virale, oppose la veuve à la famille de son époux disparu. Longtemps silencieuse, cette dernière a finalement décidé de donner sa version des faits pour tenter de calmer la polémique.
D’après Abdoulaye Diassy, porte-parole de la famille, la maison au cœur du litige est un bien strictement familial, appartenant à leur mère encore en vie. Il explique que cette concession a été acquise et développée grâce aux efforts de tous les enfants, bien avant le mariage du défunt avec dame Barry.
Mais derrière ces explications, la réalité humaine reste lourde. Car pendant que les arguments se confrontent, dame Barry, elle, tente simplement de protéger ses enfants et de retrouver un minimum de stabilité.
La famille affirme avoir d’abord cherché une solution à l’amiable, en lui demandant de quitter les lieux pour refaire sa vie ailleurs. Face à son refus, le dossier a été porté devant la justice. Toujours selon LEDJELY.COM, des décisions rendues à Boké puis confirmées en appel à Conakry auraient ordonné son départ, avec un délai pour libérer la maison.
Un autre élément alimente les tensions : le remariage de la veuve. La famille estime que sa nouvelle union avec un homme extérieur rend sa présence dans la concession inappropriée et source de futurs conflits, notamment autour de l’héritage.
Sur le terrain, la situation est bien plus fragile que les discours. Le fils aîné de dame Barry, aujourd’hui accueilli dans un orphelinat de Boké, dénonce une expulsion brutale et un abandon familial. Un témoignage poignant qui rappelle que derrière cette affaire, ce sont des vies qui basculent.
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