À l’approche du double scrutin du 31 mai 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) a levé le voile ce jeudi sur la liste provisoire des candidats. Entre ténors de la Transition, activistes féministes, leaders d’opinion et figures du secteur privé, cette liste dessine les contours d’une future Assemblée nationale aux visages multiples et aux alliances parfois inattendues.
Le CNT s’invite dans l’arène électorale
L’enseignement majeur de cette publication est l’engagement direct des piliers du Conseil National de la Transition (CNT) dans la course législative. Loin de se retirer après la période transitoire, les figures de proue de l’organe législatif actuel comptent bien siéger dans la future assemblée :
Dr Dansa Kourouma : Le président du CNT crée l’événement en figurant sur la liste nationale de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), le parti de l’opposant Boubacar Siddighi Diallo.
Jean-Paul Kotembendouno : Autre figure intellectuelle du CNT, il rejoint les rangs du parti FIDEL (Forces des intègres pour la démocratie et les libertés).
Société civile et médias : le saut vers la politique
Le scrutin du 31 mai marque une rupture avec l’arrivée massive de profils issus de la défense des droits et du journalisme, traduisant une volonté de transformer l’activisme en action législative.
L’alliance UMP : le choc des influenceurs
Le parti UMP frappe un grand coup en alignant, aux côtés de Dansa Kourouma, la célèbre militante féministe Hadja Idrissa Bah. Présidente du Parlement des enfants de Guinée, son entrée en politique est perçue comme un signal fort vers la jeunesse et les droits des femmes.
Des ondes à l’Hémicycle
La journaliste Diaraye Guirassy franchit également le pas. Figure respectée des médias, sa candidature symbolise cette nouvelle garde qui souhaite peser sur le débat public depuis l’intérieur de l’appareil législatif.
Entreprises et anciens cadres : le retour des réseaux d’influence
Le paysage électoral est complété par des acteurs économiques de poids et des anciens membres du gouvernement cherchant un nouveau souffle :
Tidiane Koïta : Le président de l’Union nationale des orpailleurs de Guinée (UNOG) brigue les suffrages de la diaspora (Zone Asie) sous les couleurs de la GMD.
Le repositionnement des ex-ministres : Keamou Bogola Haba et Louapou Lamah (Nouveau Départ) tentent un retour, tandis que Jean-Paul Cédy suscite l’interrogation en apparaissant simultanément sur les listes de l’UMP et de FIDEL.
Un scrutin sous haute surveillance
Avec la publication de cette liste provisoire, la Guinée entre de plain-pied dans une période pré-électorale intense. L’enjeu pour la DGE sera désormais de stabiliser ces listes face aux éventuels recours, tandis que les partis devront convaincre un électorat attentif à la composition de ces alliances hybrides entre anciens dirigeants et nouvelles figures de la société civile.
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