CONAKRY : MAYA LA SOLUTION AVOUE ET REGRETTE DEVANT LE TRIBUNAL DE MAFANCO


Ce lundi 20 avril 2026, au tribunal de première instance de Mafanco, Mariama Kaba, plus connue sous le nom de « Maya La Solution », a comparu à la barre après l’audition de Yama Séga. Poursuivie pour les mêmes faits que sa co-prévenue, la blogueuse a reconnu sans détour les accusations portées contre elle.


Un malentendu né… en Turquie
Face au juge, Maya est revenue sur les origines de cette affaire qui a enflammé les réseaux sociaux. Selon ses déclarations, tout est parti d’un simple live diffusé lors de son séjour en Turquie.
« Je reconnais les faits. J’étais en Turquie pour des achats. Certains abonnés ont affirmé que j’y étais pour une chirurgie. J’ai démenti. Elle s’est sentie visée alors que je n’ai jamais cité son nom », a-t-elle expliqué.


Ce qui n’était qu’une clarification a rapidement dégénéré. En réaction, Yama Séga aurait également pris la parole en direct, alimentant une tension devenue publique.


« Je voulais l’énerver »
À la barre, la blogueuse n’a pas cherché à minimiser ses actes. Elle a reconnu avoir volontairement tenu des propos mensongers dans un moment de colère.


« J’ai fait ça dans le but de l’énerver. Tout ce que j’ai dit sur elle est faux. J’étais sous l’effet de la colère », a-t-elle admis devant le procureur.
Un aveu qui confirme le caractère intentionnel de certaines déclarations diffusées sur les réseaux sociaux, notamment des accusations graves qu’elle a ensuite démenties.


Regrets et plaidoyer pour la clémence
Interrogée sur la portée de ses propos, Mariama Kaba a invoqué son ignorance des lois encadrant l’usage des plateformes numériques en Guinée.
« Je regrette vraiment. Je ne savais pas que l’injure et la diffamation étaient interdites. Je demande pardon aux autorités, au peuple guinéen et à Yama », a-t-elle déclaré, visiblement émue.


Elle a également indiqué avoir supprimé les contenus incriminés et promis de ne plus reproduire de tels actes.
Une amitié brisée en public
Derrière cette affaire judiciaire, c’est aussi une relation de longue date qui s’est effondrée. Les deux femmes étaient liées depuis 2018, avant que leur différend n’éclate au grand jour, sous le regard de milliers d’internautes.


Après les auditions et les aveux des deux parties, le juge a déclaré les débats clos. Le dossier est désormais entre les mains du ministère public, dont les réquisitions sont très attendues.


Une affaire qui illustre, une fois de plus, les dérives possibles des réseaux sociaux lorsque conflits personnels et exposition publique se mêlent dangereusement.

Gilbert Yoma pour Conakryweb.cm

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