Un drame d’une rare violence s’est produit à Lainé, dans la préfecture de Lola. Au total, 41 veaux ont été sauvagement tués dans un parc situé à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture.
Cet acte criminel, attribué à des individus non identifiés, met aujourd’hui en péril l’économie de toute une famille d’éleveurs.
Sous le choc, Djiba Sangaré, l’un des propriétaires du parc, revient sur les circonstances de cette tragédie. Selon lui, les faits se sont déroulés après plusieurs tensions autour de la présence de ses animaux dans la zone.
Informé par un vétérinaire sollicité par les autorités locales, il affirme avoir immédiatement alerté son supérieur afin qu’une délégation soit dépêchée sur place.
« Le patriarche m’avait prévenu : si je n’enlève pas mes bœufs, ils vont tous les tuer. Pourtant, je paie pour ce domaine et il n’y a aucun champ aux alentours. Mes animaux sont enfermés dans un grillage », explique-t-il.
Dans la nuit du drame, aux environs de 4 heures du matin, ses bouviers ont été violemment attaqués. Certains ont été blessés. À son arrivée sur les lieux, le constat est macabre : tous les veaux ont été abattus.
« Ils ont attaqué le parc, blessé les enfants et tué 41 veaux. Nous demandons l’intervention urgente des autorités », lance Djiba Sangaré.
Même indignation chez Aly Badra Camara, également éleveur et victime dans cette affaire. Absent au moment des faits, il dit avoir été informé d’une attaque accompagnée d’actes de violence et de pillage.
« Ils ont mis le feu dans notre parc, frappé les bouviers et emporté leurs biens. À mon retour, j’ai trouvé plusieurs de mes animaux tués. J’ai perdu 8 veaux », témoigne-t-il.
Les victimes affirment que leurs troupeaux n’ont causé aucun dégât dans les champs environnants, rejetant toute justification à cet acte de barbarie.
Face à cette situation alarmante, les éleveurs de Lainé lancent un appel pressant aux autorités administratives et sécuritaires afin que les auteurs soient identifiés et traduits en justice, et que des mesures urgentes soient prises pour protéger les éleveurs et leurs biens.
Une enquête est vivement attendue pour faire toute la lumière sur ce massacre qui ravive les tensions en milieu rural et met en lumière la vulnérabilité des acteurs du secteur pastoral.
Gilbert Soro