Le procès pour détournement de deniers publics de l’ancien DG du Centre national de formation sociale Jean Paul II bat son plein devant la CRIEF. Le procureur spécial Alphonse Charles Wright promet la comparution de l’ex-ministre Charlotte Daffé et d’autres figures clés. Pourquoi cette assurance ferme ? Et quels enjeux pour la transparence en Guinée ?
Le contexte du procès en cours
Le tribunal de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) à Conakry accueille ce lundi 4 mai 2026 une nouvelle audience cruciale.
L’ancien directeur général du Centre national de formation sociale Jean Paul II comparaît pour détournement présumé de deniers publics et autres infractions financières.
L’affaire met en lumière des pratiques alléguées au sein d’institutions publiques sensibles.
L’assurance du procureur : pas d’impunité
À l’audience, le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, a fixé le ton.
« Si l’ex-ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables Charlotte Daffé doit comparaître, elle viendra », a-t-il déclaré.
Il a aussi requis la présence de l’ancienne directrice du Trésor public et de toute personne citée. Objectif : « la manifestation de la vérité ».
Ces mots traduisent une volonté ferme de ne laisser aucune piste en suspens.
Enjeux pour la justice économique guinéenne
Cette position du procureur renforce la crédibilité des poursuites.
Elle répond aux critiques récurrentes sur l’impunité des hauts responsables en Afrique de l’Ouest.
En Guinée, où les scandales financiers érodent la confiance publique, une instruction exhaustive pourrait marquer un tournant.
Reste à voir si ces convocations aboutiront, dans un climat judiciaire sous tension.
SOW Telico