Les pluies torrentielles de la nuit du 4 mai ont transformé la transversale 9, entre Cimenterie et Ansoumania Village, en un bourbier d’ordures et d’eaux stagnantes. Un jeune homme lutte seul pour déboucher un caniveau obstrué. Pourquoi cette récurrence ? Un défi lancinant pour la capitale guinéenne en saison des pluies.
Les dégâts immédiats après la pluie
Les premières pluies de 2026 ont frappé Conakry dans la nuit de lundi 4 mai.
Sur la transversale 9, reliant Cimenterie à Ansoumania Village, la voirie est déjà ravagée.
Au « Four », petit carrefour à un kilomètre de l’autoroute Le Prince, les eaux et déchets bloquent tout.
Un combat solitaire contre les ordures
Un jeune homme affronte la pluie, torche dans la bouche, pelle en main.
Il tente de dégager le caniveau, noyé sous les déchets.
Dégoûté par la masse d’ordures et sans aide, il abandonne après 15 minutes.
Une dame passe alors, jetant un sac-poubelle directement dans le tunnel des canalisations, sous les yeux des témoins.
Circulation paralysée et risques à venir
Les déchets dominent la scène.
Ils rétrécissent la chaussée à une seule voie, piégeant les véhicules.
Pire : ce cauchemar risque de durer six mois, toute la saison des pluies.
À Conakry, l’insalubrité chronique amplifie inondations et épidémies, un fléau urbain récurrent qui appelle des solutions durables en assainissement et sensibilisation.
SOW Telico