Par un décret diffusé à la télévision nationale, le président de la transition a acté la nationalisation totale d’Areeba Guinée S.A. L’opérateur, jusque-là contrôlé en partie par le groupe MTN, passe désormais entièrement sous pavillon guinéen, l’État devenant l’unique actionnaire.
L’État prend le contrôle total du capital
À la faveur d’un décret rendu public ce jeudi 11 décembre 2025 sur les ondes de la télévision nationale, le président de la transition a annoncé la nationalisation complète d’Areeba Guinée S.A. L’entreprise, précédemment détenue en partie par le groupe MTN, voit ainsi l’ensemble de son capital transféré à l’État guinéen.
Concrètement, l’État devient l’unique actionnaire de l’opérateur de téléphonie mobile, avec 100% du capital et la totalité des droits de vote, consacrant une reprise en main stratégique d’un acteur majeur du secteur des télécommunications.
Areeba devient une société anonyme publique
Le décret confère à Areeba Guinée un nouveau statut juridique : celui de société anonyme publique. L’entreprise sera désormais dotée d’un conseil d’administration, disposera d’une personnalité juridique propre et bénéficiera d’une autonomie financière et de gestion.
Ce changement de statut inscrit l’opérateur dans le cadre légal régissant la gouvernance des sociétés publiques en Guinée, avec des règles spécifiques en matière de gestion, de contrôle et de reddition des comptes.
Une double tutelle technique et financière
Sur le plan institutionnel, le texte place Areeba Guinée sous la tutelle technique du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique. Ce département sera chargé de l’orientation stratégique et du suivi sectoriel de l’opérateur.
La tutelle financière revient, elle, au ministère de l’Économie et des Finances, responsable du contrôle des équilibres budgétaires et de la performance économique de la société. Les deux ministères ont reçu pour instruction de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer l’exécution effective du décret présidentiel et la mise en place du nouveau dispositif de gouvernance.