Après avoir accompli son devoir civique ce dimanche 31 mai 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est longuement exprimé sur la portée historique du double scrutin législatif et communal. Tout en reconnaissant une certaine fatigue démocratique au sein de la population après une année chargée en consultations, le chef du gouvernement a exhorté les électeurs à une mobilisation totale pour asseoir la légitimité des futurs élus à la base.
Le choix de la proximité : l’enjeu crucial des communales
Pour Bah Oury, si le renouvellement du Parlement est capital, les élections communales revêtent une importance toute particulière dans l’architecture institutionnelle de la nouvelle Guinée. À sa sortie du bureau de vote, il a insisté sur la dimension pédagogique et démocratique de ce scrutin de proximité : « L’apprentissage de la gestion de la cité par les populations elles-mêmes, de se gouverner pour elles et par elles, c’est à travers les élections communales. »
Le chef de la Primature a rappelé qu’une forte participation est le seul gage d’une gouvernance locale solide. Selon lui, le taux de mobilisation est le critère déterminant pour conférer aux futurs maires et conseillers communaux la force politique nécessaire, en leur prouvant qu’ils ont la majorité de leurs concitoyens derrière eux.
Un marathon électoral : le Premier ministre demande un dernier effort
Dressant le bilan des douze derniers mois, Bah Oury a salué la résilience et l’implication du peuple guinéen tout au long d’un parcours de transition particulièrement dense. Il a méthodiquement énuméré les étapes franchies pour aboutir à cette journée décisive :
Les opérations d’enrôlement et de recensement (RGPH-4 et PN-RAVEC).
La phase d’explication et de vulgarisation de l’avant-projet de Constitution.
L’adoption de la nouvelle Constitution par référendum.
L’organisation de l’élection présidentielle.
Conscient de l’enchaînement rapide de ces grands rendez-vous, le Premier ministre a fait preuve de pragmatisme en s’adressant aux citoyens : « Je sais que la population peut se dire : « Bon, on en a beaucoup fait », mais c’est un effort encore qu’on demande pour que ça se couronne positivement », a-t-il concédé, appelant ceux qui hésitaient encore à se rendre dans les bureaux de vote avant la clôture.
Légitimité et développement : le triptyque de la stabilité
En conclusion de son intervention, le Premier ministre a relié l’acte de vote à l’avenir économique et social de la nation. Pour lui, la stabilité politique demeure le prérequis indispensable à tout essor durable.
« Le vote est un levier de développement mais avant tout pour nous, c’est un levier de stabilité », a-t-il martelé, rappelant que l’action du gouvernement ne peut être pleinement efficace que si les populations s’impliquent massivement dans la dévolution des pouvoirs, à l’image de la dynamique observée lors du référendum et de la présidentielle.
SOW Telico