Quelques heures seulement après la tenue des élections législatives et communales du 31 mai, plusieurs localités de la préfecture de Beyla ont été le théâtre de troubles, faisant craindre une détérioration du climat social dans cette partie de la Guinée forestière.
À Samana, des actes de violence ont été signalés dans la nuit ayant suivi le scrutin. Selon des témoignages recueillis sur place, plusieurs concessions ont été la cible d’incendies dans un contexte marqué par des contestations autour des résultats électoraux. Les autorités locales ont engagé des opérations d’évaluation afin de mesurer l’ampleur des dégâts.
Dans la commune rurale de Fouala, la tension est montée d’un cran lorsque des responsables impliqués dans la gestion du processus électoral auraient été empêchés de circuler librement durant plusieurs heures. Cette situation a nécessité l’intervention des autorités administratives et des forces de sécurité pour rétablir le calme et éviter tout affrontement.
La commune de Sinko n’a pas été épargnée. Des manifestations de protestation y ont été enregistrées au cours de la journée du lundi. Des groupes de citoyens ont exprimé leur mécontentement à travers plusieurs rassemblements qui ont perturbé momentanément les activités dans la localité.
Face à cette montée des tensions, les autorités ont renforcé la présence des forces de défense et de sécurité dans les zones concernées. L’objectif affiché est de prévenir tout nouvel incident, protéger les populations et garantir la préservation de l’ordre public.
Gilbert Soro Conakryweb.com