À la suite des élections législatives et communales tenues le 31 mai 2026, le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry tape du poing sur la table. L’institution judiciaire a fermement dénoncé la circulation de prétendus résultats provisoires non validés sur les réseaux sociaux, mettant en garde les contrevenants contre des poursuites judiciaires immédiates.
Seule la Direction générale des élections est habilitée
Dans un communiqué officiel publié ce vendredi 5 juin 2026, le Parquet général a tenu à rappeler les règles juridiques strictes qui encadrent le processus électoral en République de Guinée.
L’institution a insisté sur le fait que seule la Direction générale des élections est légalement habilitée à proclamer et à publier les résultats provisoires du double scrutin. L’ingérence d’acteurs tiers ou de plateformes numériques dans cette prérogative exclusive est jugée intolérable par les autorités judiciaires.
Tolérance zéro contre les atteintes à l’ordre public
Pour le Parquet général, la diffusion prématurée ou la propagation de chiffres non officiellement validés dépasse le cadre de la simple rumeur : elle représente un danger direct pour la stabilité du pays.
Le constat : La multiplication de publications non vérifiées sur Internet est de nature à semer la confusion au sein de l’opinion publique.
La qualification pénale : L’institution estime que ces agissements sont susceptibles de constituer une atteinte grave à l’ordre public et à la sécurité publique en cette période post-électorale sensible.
Des enquêtes et des poursuites ordonnées
Face à cette situation, le pouvoir judiciaire passe à l’action. Le Parquet général a officiellement ordonné aux services compétents de procéder sans délai à l’identification et au lancement de poursuites judiciaires à l’encontre de tous les auteurs, coauteurs et complices de ces infractions numériques.
Ci-dessous, l’intégralité du communiqué :

SOW Telico