Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a tapé du poing sur la table en fixant, par arrêté publié ce mardi 23 juin 2026, la date de la session inaugurale des nouvelles municipalités. Le 2 juillet prochain, les conseillers élus lors du scrutin du 31 mai s’installeront officiellement pour désigner les nouveaux exécutifs locaux.
Une session inaugurale sous haute surveillance
Le compte à rebours est lancé pour les élus locaux. Le jeudi 2 juillet 2026, dès 9 heures, l’ensemble des conseillers communaux de la République de Guinée se réuniront au siège de leurs municipalités respectives.
Pour éviter tout débordement, le ministère a verrouillé l’ordre du jour, qui sera exclusivement consacré à trois points :
- L’installation officielle du conseil communal ;
- L’élection du maire ;
- L’élection des maires adjoints.
La tutelle ne laissera place à aucune improvisation : la session se déroulera sous la présidence directe des gouverneurs, préfets ou sous-préfets (ou de leurs représentants), chargés de garantir la régularité juridique des opérations et de consigner le moindre incident au procès-verbal.
Mode d’emploi du scrutin : Priorité aux femmes et aux jeunes en cas d’égalité
Sur le plan technique, l’installation du conseil se fera après vérification rigoureuse des présences par le président de séance. Le secrétariat sera, quant à lui, assuré par le secrétaire général de la commune.
Immédiatement après cette formalité, le conseil basculera sous la présidence du doyen d’âge, assisté des deux plus jeunes conseillers, pour procéder à l’élection de l’exécutif au scrutin uninominal secret. Le texte réglementaire prévoit des règles de départage strictes :
- Majorité absolue : Elle est requise au premier tour pour chaque fonction à pourvoir.
- Majorité relative : Si aucun candidat ne l’emporte, un second tour est organisé.
- En cas d’égalité parfaite : Le texte innove et stipule que la femme candidate sera élue en priorité. À défaut, le candidat le plus jeune l’emportera.
Un contrôle post-électoral strict
Pour valider le processus, un procès-verbal distinct devra retracer le déroulement des votes, les réclamations et la signature des parties prenantes.
Le document final devra obligatoirement être transmis au Directeur national des collectivités locales dans un délai maximum de 72 heures. Les autorités déconcentrées (gouverneurs, préfets et sous-préfets) sont d’ores et déjà mobilisées pour veiller à la stricte exécution de cet arrêté sur toute l’étendue du territoire.
SOW Telico