La psychose s’empare des populations de la préfecture de Dabola. Dans la nuit du dimanche 28 juin 2026, aux environs de 22 heures, un jeune commerçant a été retrouvé mort, sauvagement égorgé à l’intérieur de sa propre boutique. Le drame, qui s’est produit à proximité du groupe scolaire Mamadou Bhoye Barry, relance avec acuité le débat sur la sécurité des personnes et de leurs biens dans la région.
Un crime atroce commis à la faveur des intempéries
Selon les témoignages poignants recueillis par notre rédaction, l’assaillant ou les assaillants ont profité d’un violent orage pour accomplir leur sinistre besogne sans attirer l’attention.
Joint par téléphone, Moustapha Diallo, un habitant de la localité, est revenu avec émotion sur les circonstances de cette découverte macabre :
« Vers 21 h 46, une forte pluie accompagnée de violentes rafales de vent s’abattait sur la ville. Chacun cherchait à regagner son domicile. C’est à ce moment que le commerçant Bachir Diallo a été égorgé. Aucun coup de feu n’a été entendu et personne n’a rien remarqué sur le moment. Ce sont des clients venus effectuer des achats qui ont découvert le corps et donné l’alerte en criant : « Ils ont tué Bachir ! Ils ont tué Bachir ! » Une ambulance est ensuite arrivée pour transporter la dépouille à l’hôpital. L’insécurité devient très préoccupante. Nous avons peur. »
Autorités au chevet de la famille et indignation générale
Pour l’heure, les services de sécurité et les autorités locales ne se sont pas encore officiellement prononcés sur les mobiles de ce meurtre qui secoue la paisible localité de Dabola.
Cependant, face à la gravité de la situation, une importante délégation officielle conduite par le Préfet s’est rendue d’urgence à l’hôpital préfectoral ce lundi matin. Les autorités sont allées s’enquérir de la situation de visu et apporter le soutien moral et les premiers réconforts à la famille éplorée par cette perte tragique.
Une enquête judiciaire devrait être ouverte dans les prochaines heures par le parquet pour identifier, traquer et traduire devant les tribunaux les auteurs de ce crime de sang qui replonge la préfecture dans l’inquiétude.
SOW Telico