Le drame est survenu sur le site de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia. À la mi-journée, aucun bilan officiel n’avait encore été rendu public par les autorités locales, alors que les secours s’affairaient à fouiller les décombres à la recherche d’éventuels disparus. Sur les lieux, la ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Madame Camara Djénabou Touré, a rappelé les efforts de sensibilisation déjà entrepris et annoncé un durcissement des mesures d’évacuation.

Mobilisation gouvernementale et opération de secours
Dès les premières heures ayant suivi l’éboulement, une importante chaîne de secours et de sécurité s’est déployée sur le site. Le gouvernement réaffirme sa présence aux côtés des riverains affectés :
Intervention d’urgence : Le ministre de l’Assainissement et celui de l’Urbanisme se sont rendus sur place dès 4 heures du matin pour coordonner les actions.
Sécurisation du périmètre : La police et la gendarmerie sont mobilisées pour délimiter une zone de sécurité et faciliter le travail des engins de dégagement.
Relogement temporaire : L’Agence de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH) intervient pour déplacer et mettre à l’abri les familles résidant dans la zone critique.
Les déclarations clés de la ministre Camara Djénabou Touré
Face à la presse, la cheffe du département de l’Administration du Territoire est revenue sur l’urgence d’une prise de conscience collective et sur la rigueur des décisions à venir.
Sur les condoléances officielles :
« Nous présentons nos condoléances à toutes les familles éplorées, au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, de son Premier ministre, chef du gouvernement, et au nom de tous les membres du gouvernement. »
Sur la sensibilisation et les difficultés du terrain :
« Cela fait des années que nous cherchons à faire en sorte que les gens puissent quitter cet endroit […]. Hier encore, les équipes étaient sur le terrain pour demander aux familles de se délocaliser. Vous voyez que, sur le toit de cette montagne d’ordures, il y a des habitations […]. Il faut que nous agissions autrement avec cette population. »
Sur le bilan humain :
« Pour le moment, on ne pourra pas donner de bilan. On laisse les recherches suivre leur cours normal et, après les recherches, on fera place maintenant au bilan. C’est trop tôt de donner un bilan, mais les recherches continuent. »
Des mesures « plutôt draconiennes » annoncées
Confrontées au risque sanitaire et sécuritaire majeur représenté par la montagne d’ordures de Dar-es-Salam, les autorités entendent passer de la sensibilisation à la contrainte pour éviter de nouveaux drames. Les opérations de secours se poursuivent activement sur le terrain sous la coordination des services spécialisés.
SOW Telico