L’ancien patron de la DCI, limogé pour « faute lourde », a publié une vidéo sans filtre où il détaille les dérives ayant conduit à son éviction. Entre détournements de primes, indiscrétions stratégiques et pratiques occultes, Moussa Condé joue la carte d’une transparence radicale qui secoue la Présidence.
Une liste de griefs sans précédent
Dans une séquence qui fait déjà le tour des réseaux sociaux, l’ex-Directeur Général n’a pas utilisé de langue de bois. Il a énuméré point par point les raisons jusque-là restées dans l’ombre du décret officiel de son départ forcé :
Atteinte à l’éthique : Il admet avoir transformé son bureau en « lieu de débauche ».
Trahison de la confidentialité : Condé confesse avoir fuité des informations sensibles de la Présidence vers des blogueurs.
Pratiques occultes : L’usage du « maraboutage », créant un climat de tension et de frustration interne.
Malversation financière : Le non-versement systématique des primes dues à ses collaborateurs après les activités de terrain.
Le rappel des faits
Pour mémoire, Moussa Condé avait été démis de ses fonctions à la tête de la Direction de la Communication et de l’Information (DCI) pour « faute lourde ». Si le libellé administratif restait vague, ces aveux publics viennent mettre des mots crus sur une disgrâce qui semblait inéluctable.
« Je pratiquais le maraboutage, ce qui a fini par créer de la frustration. De plus, je ne versais pas les primes de mes collaborateurs… » Moussa Condé