Antiterrorisme en Guinée : Une cellule dormante du GSIM démantelée

Le Parquet Général de Conakry a officialisé ce dimanche 22 mars 2026 l’arrestation de onze individus liés au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM). Entre réseaux de radicalisation sur WhatsApp et financements occultes, les révélations du procureur Fallou Doumbouya dessinent les contours d’une menace transfrontalière infiltrée jusqu’à la capitale.

Un coup de filet international

L’opération, fruit d’une coordination entre la justice et les forces de défense, a permis de neutraliser une cellule hétérogène opérant principalement dans l’est du pays (Siguiri, Mandiana et Kankan).

Profil des suspects interpellés :

Maliens : 7

Nigériens : 2

Burkinabé : 1

Guinéen : 1

Le « système » Fotigui Daou

Au cœur du dossier se trouve Fotigui Daou, de nationalité malienne. Son interpellation à Kankan a été le fil d’Ariane des enquêteurs. Selon le Parquet, l’homme a reconnu des faits graves :

Participation à une libération d’otages contre rançon.

Implication directe dans le financement d’activités terroristes.

Liens avérés avec la hiérarchie du GSIM.

Radicalisation 2.0 : Le front numérique

L’enquête lève le voile sur l’utilisation intensive des réseaux sociaux pour le recrutement. Trois groupes WhatsApp ont été formellement identifiés : « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde ».

Chiffre clé : Ces groupes comptaient 513 membres, dont 38 Guinéens.

Deux membres actifs locaux, Ibrahima Sow (arrêté à Siguiri) et Cheick Ibrahima Savane (arrêté à Conakry), ont déjà été placés sous les verrous.

Justice et Vigilance

Tous les suspects ont été déférés au parquet de Kaloum, juridiction spécialisée dans la lutte contre le terrorisme. Les chefs d’inculpation sont sans équivoque :

Complicité de terrorisme

Association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste

Financement du terrorisme

    Le Procureur Général a conclu son intervention par un appel pressant à la vigilance citoyenne, rappelant que la lutte contre l’extrémisme violent est l’affaire de tous.

    Conakry web