À l’approche des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026, les autorités guinéennes franchissent une étape clé dans l’organisation du processus électoral. Dans un décret rendu public ce mardi 7 avril à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement fixé les dates d’ouverture et de clôture des campagnes électorales.
Selon ce texte, la campagne pour les élections législatives débutera le 24 avril 2026 à 00h00 et prendra fin le 21 mai à 23h59. Pour les élections communales, la période sera plus courte : elle s’étendra du 4 mai à 00h00 jusqu’au 21 mai 2026 à 23h59.
Le décret se veut strict. Conformément à l’article 50 du Code électoral, toute activité de campagne en dehors de ces périodes est formellement interdite. Une disposition destinée à encadrer le processus et à garantir une équité entre les différents acteurs politiques en lice.
Les autorités insistent également sur le respect des règles régissant les rassemblements publics. Meetings, manifestations et autres activités électorales devront se tenir dans un cadre légal bien défini, afin de préserver l’ordre public et d’assurer la sécurité des citoyens durant toute la période électorale.
Sur le plan médiatique, la régulation sera assurée par la Haute Autorité de la Communication (HAC), chargée de veiller à un traitement équitable des candidats dans les médias publics comme privés. Un rôle jugé essentiel pour garantir une couverture équilibrée et transparente de la campagne.
La mise en œuvre de ce décret mobilisera plusieurs départements stratégiques, notamment les ministères de l’Administration du territoire, des Affaires étrangères, de la Justice, de la Sécurité, de la Défense ainsi que de l’Économie et des Finances. En appui, des structures techniques comme la Direction générale des élections (DGE) et l’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel (ONASUR) assureront le suivi et la supervision des opérations.
À moins de deux mois du scrutin, cette annonce marque une avancée significative dans les préparatifs. Les autorités affichent leur volonté de poser les bases d’élections libres, transparentes et apaisées, dans un contexte où les attentes des citoyens demeurent particulièrement élevées.
Aliou Barry