Guinée : Tolérance zéro pour les « dérives digitales », le Parquet de Conakry lance la traque

Face à l’explosion des injures publiques, des fake news et des discours de haine sur les plateformes numériques, la justice guinéenne durcit le ton. Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry vient d’ordonner des poursuites systématiques contre les auteurs de contenus illicites, avertissant que la juridiction nationale s’étendra désormais aux relais basés à l’étranger.

Une riposte judiciaire contre le chaos numérique

Le communiqué du Parquet général, publié ce mercredi 15 avril 2026, sonne la fin de la récréation pour les internautes malveillants. Constatant une « recrudescence inquiétante » de rumeurs et de propos diffamatoires, les autorités judiciaires ont décidé de passer à l’offensive.

L’instruction est claire : identifier et poursuivre non seulement les auteurs originaux des publications, mais aussi leurs complices et tous ceux qui participent à leur diffusion. Cette décision intervient dans un climat social électrique, où les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d’agitations virales et de règlements de comptes par vidéos interposées.

Une traque sans frontières : l’ombre de la cybercriminalité

La grande innovation de cette sortie judiciaire réside dans son caractère extraterritorial. Le Parquet général ne compte pas limiter ses actions au seul territoire guinéen.

Poursuites internationales : Les relais de diffusion basés hors de Guinée sont désormais dans le viseur du procureur. Des mécanismes de coopération judiciaire pourraient être activés pour atteindre les contrevenants.

Identification technique : Les services spécialisés sont instruits de remonter les pistes numériques pour lever l’anonymat des comptes impliqués.

Vers une vague de convocations imminentes

L’heure n’est plus à l’avertissement mais à l’action. Le communiqué laisse présager une série de mesures fortes dans les jours à venir :

Auditions et convocations : Plusieurs acteurs influents du web et utilisateurs anonymes pourraient être appelés à répondre de leurs actes.

Sanctions exemplaires : L’objectif affiché est de restaurer la dignité des personnes ciblées et de freiner la propagation de discours pouvant troubler l’ordre public.

    Un contexte d’agitation toxique

    Cette décision fait suite à une série de vidéos et de publications ayant suscité une profonde indignation au sein de l’opinion publique. Le Parquet dénonce des « réactions excessives » et une volonté délibérée de nuire via des contenus numériques non vérifiés.

    « Cette nouvelle orientation marque le début d’une série de décisions judiciaires fermes. Nul ne pourra plus se retrancher derrière un écran pour bafouer la loi. » Parquet général de Conakry.

    Conakryweb.com

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