Les Services spéciaux chargés de la lutte contre le crime organisé ont annoncé avoir procédé à une importante saisie de médicaments prohibés au marché Madina, à Conakry. Au total, 9 200 comprimés de tramadol de différentes doses, notamment des comprimés de 225 mg et 250 mg, ainsi que plusieurs boîtes de diazépam, ont été découverts au cours de l’opération.
Selon les autorités, une somme de 46 millions de francs guinéens a également été retrouvée dans des conteneurs lors des perquisitions menées par les agents.
Le commissaire principal de police, Soropogui Foromo, a indiqué que quatre individus ont été interpellés en flagrant délit le mardi 19 mai au marché Madina. Il s’agit des nommés Aboubacar Kourouma, Mohamed Kamissoko, Adama Kourouma et Ousmane Chérif.
Face à la presse, le commissaire a rappelé que le tramadol et le diazépam sont des médicaments soumis à un strict contrôle médical et qu’ils deviennent des produits prohibés lorsqu’ils quittent le circuit légal de distribution.«Ces médicaments, bien qu’ils soient des antidouleurs de palier 2 pour le tramadol et des relaxants et tranquillisants pour le diazépam, sont prescrits aux patients sous contrôle médical à cause de leur toxicité », a-t-il expliqué.
Il a également insisté sur le fait que ces substances sont assimilées à des faux médicaments dès lors qu’elles échappent aux circuits réglementaires. «Retenons que ces médicaments, dès lors qu’ils sortent du circuit normal de circulation ou de distribution, ils sont considérés comme faux médicaments», a ajouté le responsable policier.
Parmi les personnes arrêtées, Adama Kourouma a reconnu être impliqué dans la commercialisation d’une partie des produits saisis. Placé en garde à vue, il a affirmé avoir agi pour des raisons financières. «Quelques lots de ces produits m’appartiennent, mais pas la totalité. Je vendais ces produits afin de subvenir aux besoins de ma famille », a-t-il déclaré.
Les présumés trafiquants devraient être prochainement déférés devant les juridictions compétentes afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.
Aliou Barry pour Conakryweb.com